Marketing Digital

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Une PME qui dispose d’un budget de communication limité doit choisir, pas empiler. Voici comment nous raisonnons pour affecter ce budget, canal par canal, avec ce que chacun donne réellement et ce qu’il ne donne pas.

D’abord : votre site convertit-il ?

Jeunes professionnels dans un bureau dynamique célébrant le succès de l'équipe avec des sourires et de l'enthousiasme.
Photo : Tima Miroshnichenko (Pexels)

Avant d’acheter de la visibilité, regardez ce que font les visiteurs que vous avez déjà. Si mille personnes passent chaque mois sans vous contacter, ajouter du trafic ne fera qu’augmenter le nombre de personnes qui partent. Le premier euro va souvent dans la page, pas dans l’acquisition.

La publicité sur les moteurs : rapide, locative

Elle donne des contacts dès la première semaine et s’arrête quand vous cessez de payer. C’est le bon choix pour tester une offre ou couvrir une saison. Sa limite est arithmétique : si le coût par clic dépasse ce qu’un contact vous rapporte, aucune optimisation ne sauvera le calcul.

Le référencement naturel : lent, capitalisable

Six à douze mois avant des effets nets, mais ce que vous construisez vous reste. Il suppose que votre marché cherche déjà ce que vous vendez. Si personne ne tape vos requêtes, il ne captera rien, et c’est un point que nous vérifions avant de proposer quoi que ce soit.

Les réseaux sociaux : utiles pour être reconnu, rarement pour vendre

Sur la plupart des métiers que nous accompagnons, ils entretiennent la relation avec des gens qui vous connaissent déjà. Ils font peu de contacts nouveaux, sauf activité très visuelle ou clientèle jeune. Publier trois fois par semaine sans objectif précis coûte du temps que la page de service aurait mieux employé.

L’emailing : le canal le plus rentable, quand la liste existe

Écrire à vos clients passés coûte presque rien et produit souvent plus qu’une campagne publicitaire. Encore faut-il une liste constituée proprement, et quelque chose à dire. À défaut, c’est le premier chantier : collecter des adresses avec le consentement, et servir un contenu qui justifie l’ouverture.

Notre ordre d’investissement habituel

  1. Rendre le site capable de transformer les visites actuelles.
  2. Mesurer : sans conversions comptées, tout le reste se pilote à l’aveugle.
  3. Publicité si vous avez besoin de contacts rapidement, référencement si vous pouvez attendre.
  4. Emailing vers vos clients existants, souvent négligé.
  5. Réseaux sociaux en dernier, avec un objectif défini.

Nous ne vendons pas les cinq à la fois. Dites-nous ce que vaut un client chez vous et combien vous pouvez engager par mois : cela suffit généralement à désigner le bon canal, et parfois à conclure qu’aucun n’est urgent.

Pour aller plus loin

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Photo : Tima Miroshnichenko (Pexels)

Vendre plus en ligne se résume rarement à acheter plus de trafic.

Damien Rousson, fondateur de CLEATIS

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